Les vallées Calchaquee
Première étape, le joli village de Cachi. 5 heures de bus mémorables! Enfin, normalement, vu que Virginie à décider de nous offrir une voiture avec chauffeur (une sorte de taxi), le bus n'offrant pas de toilettes. (pas facile, le voyage, pour une vessie trop petite)
Nous n'avons pas vu le paysage, cause route sous les nuages. Peut-être pas plus mal, car nous avions Fangio au volant, et il vallait peut-être mieux ne pas voir les quelques précipices qui cotoyaient la route.
Nous sommes finalement restés 2 nuits dans ce village, vu qu'il n y a qu'un bus tous les 2 jours pour le village suivant (Molinos). Mais pas dérangeant, au vu de la quiétude du charme du village.
Et donc le surlendemain, attente du bus prévu pour 11h. A 13h, on s'enquiert du retard. (on est assez patient, c'est vrai). Bus très en retard cause éboulement sur la route. Arrivée problable dans 3 ou 4 heures! Virginie craque (moins patiente que moins), et décide de nous offrir a nouveau une voiture privée jusqu'á Molinos (c'est sympa, de voyager comme les riches...), le prix étant correct. Et donc en route pour Molinos avec notre sympathique chauffeur.
Molinos, petit village qui parait abandonné au sable et au vent, en tout cas à l'heure de midi. On a vite fait le tour, dont une petite église pittoresque. Et on a eu le plaisir de faire connaissance (enfin, de parler un peu), avec un couple de retraité suisse allemands, dont j'avais croisé le camping car à Ushuaia. Ce n'était pas tant la plaque Suisse qui m'avait attiré l'oeil, mais le dessin de la carte du monde et du voyage effectué. link (pour ceux qui parlent allemand)
Ces 2 braves gens sont parti en 2004, et sont passés par l'Europe de l'Est, l'Asie, l'Australie et maintenant l'Amérique du Sud. 4 ans de voyage! et quel voyage! Donc bien sympa de parler un peu avec eux.
Par contre, Molinos, pas d'intérêt à y rester. On pensait toutefois dormir dans un joli hotêl hacienda, mais le prix ayant triplé suite au récent changement de proprio, on est parti en courant (sauf Virginie, car sac trop lourd!)
Et pour la continuation du chemin, les guides ne se trompaient pas, il n'y a pas de bus.Virginie pas trop chaude pour le stop (il était certes un peu tard), on a pris la prudence, et on a repris une voiture (à toutefois un prix un peu gangster), et départ pour Angastaco.
Petit village sympa, mais sans plus, on y reste normalement pas. Mais obligé d'y rester une nuit, car un seul bus, et à 6h du mat (glurp). Mais bon, on a trouvé un hôtel pas cher et avec piscine. Nickel. Il ne manquait que les chaises longues et l'eau!
On aurait dû donc n'y resté qu'une nuit. Mais finalement, ça s'est prolongé à 3. Une nuit de plus pour reposer Dame Pipi et un jour de plus pour reposer son estomac. Mais cette petit pause dans ce petit village très tranquille (qui ne fût perturbé que par le pasage du Caeml trophy en 98) fût bien agréable, entre petites balades digestives, lecture et partie de Uno, qui est le seul moyen de niquer Virginie!
J'en ai profité pour tester la spécialité local, l'asado de cabri, pas mal du tout, et le vin local. Plus du Sherry que du vin, donc pas idéal pour manger.
Et ensuite, stop à la sortie du village. Les voitures n'étant pas nombreuses, on a donc détourné un père de famille qui, moyennant finance, à fait le détour de 70km. (140km pour lui), à un prix plus que raisonnable (20 euros/30frs), et qui est même allé cherché un matelas pour un voyage plus confortable dans le pick up! (enfin, pour les 3 qui voyageaient derrière)
Après une trajet bien agréable où l'on se serait cru en voyage(!), arrivée enfin à Cafayate, après 6 jours! A cette vitesse, je terminerai mon tour du monde dans le prochain millénaire!