Bonito suite et fin (Brésil)
Après le rafting, virée dans les arbres. Avec une montée inédite pour moi, car on doit se hisser à la force des muscles pour monter en ligne droite la corde de 23m. Arrivé en haut, j'étais cuit ! J'ai appris plus tard (je ne comprends pas vraiment le brésilien), qu'il fallait monter avec la force des jambes et non des bras ! Me disais aussi, en voyant débordé d'énergie les 2 frêles filles qui me suivaient. Et la descente en rappel avec un instrument inconnu (pour moi). Big Foot, si tu me lis, ça peut te donner des idées. Et si tu ne me lis pas, t'avais qu'à !!!
Ensuite, visite de la grotte du lac bleu. Superbe. Par contre, je n'ai rien compris aux explications du pourquoi cette eau paraît bleue, alors que le ciel n'est pas en ligne de mire, et que, à ma connaissance, il n'y a pas de carrelage bleu au fond du lac. Donc si quelqu'un d'éclairé peut me renseigner sur ce mystère... 
(en ombre naturelle, il y a même les initiales de la grotte "Lago Azul)
Dernière activité (car ensuite plus de pognon), descente en rappel dans une grotte. Seul moyen d'accès, une petite ouverture de 5m sur 1. Et 73 mètres de descente. (25 étages, quand même..) Et ensuite, pour le Suisse qui a les moyens, nananère, plongée dans le lac, un peu frais toutefois. Moi qui n'avais connu que les mers chaudes pour la plongée... Mais une bonne expérience. Et ensuite, le plus dur, la remontée, en se hissant à la force cette fois des jambes le long de la corde de 73m. J'ai fait la montée avec une fille. L'avantage, elle était très lente, et j'ai pu passer pour le super gars costaud qui monte ça comme il regarde un match de foot. Par contre, tellement lente que j'avais le temps de regarder en bas et de me poser plein de questions sur la qualité de la corde.
On m'avais certifié toutefois, avant le départ, très fièrement, que tout le matos était aux normes françaises. Ca rassure les brésiliens ! Mais un Suisse aurait préféré des normes vraiment sérieuses, du style allemandes ou suisses (c'est comme ça qu'on perd des amis français..)
Bon, le matériel était garanti et sans risque (si c'est comme dans les arbres ou une planche à céder sous mon passage...), mais on m'a quand même fait signer plein de trucs de déresponsabilisation de l'entreprise au cas où, avec qui prévenir en cas de mort subite. Maman, si tu reçois un tél en portugais, c'est peut-être mauvais signe ! 
On peut regretter que ESPN Brésil ne passe pas de tennis. Foutchibol y foutchibol seulement. Mais bon, Federer a eu le bon gout de se faire éliminer prématurément dans les derniers tournois, afin que je ne connaisse pas la frustration de rater la finale. Merci Roger !
Pour les moyens de transport, ici, le plus pratique et économique, c'est la moto taxi . J'aurai pu espérer, dans ce Brésil réputé pour ces belles femmes, que les chauffeurs soient des jeunes filles aux formes généreuses (la chirurgie esthétique fonctionne à fond par ici )pour bien s'accrocher(c'est dangereux, la moto !) Mais pas une ! Seulement des julots ! Savent vraiment pas attirer le touriste, ces brésiliens ! 
Et après ces quelques jours sportifs, départ pour le Pantanal, à 4 heures de route. Finalement, le Brésil n'est pas si loin du Paraguay, en ce qui concerne les routes. Oui, c'est goudronné, mais manifestement, z'ont oublié d'aplanir le sol avant goudronnage. Donc si les pneus s'usent moins que dans le pays voisin, j'en dirai pas autant des suspensions et amortisseurs ! Quant aux passagers, on se croirait dans les autos tamponneuses ! Y a donc encore beaucoup à faire dans ce pays. (surtout mettre des femmes pour les motos taxis !) 
J'ai donc quitté cette sympathique pousada que je recommande autant pour son prix populaire que pour son accueil, au lever du soleil de ce 7 mai, et vais donc passé mon anniversaire au fin fond de la jungle !