18 mois de voyage! Pensées, états d'âmes, projets, etc...
(encore un de ces longs articles que l'on a jamais envie de lire. C'et juste pour les 2 personnes et demi qui auront le courage d'aller au bout...)
Voici donc 18 mois que je suis parti faire le gugus a l'autre bout du monde. Déjà? Seulement? Ca dépend évidemment du fait si on manque a quelqu'un ou non!
Pour ma part, si le début passa lentement, maintenant, les mois défilent à toute vitesse, et je n'ai pas l'impression d'avoir quitté ma Genève natale depuis si longtemps!
Car c'est la première fois que je quittais mon foyer pour plus de 2 mois. Et quand des amis étaient partis eux aussi en voyage pour quelques mois, j'avais eu l'impression que ca avait durer des siècles! Mais bon, il faut dire que c'était il y a fort longtemps, et la notion du temps à cette époque, était pour moi fort différente!
Le voyage en lui-même
Qu'en est-t'il du voyage? Eh bien, après ce départ en octobre 2006, je ne sais pas si j'allais appécier un voyage de longue durée, surtout seul, moi qui ai toujours été habitué à être entouré de tonnes de gens.
Donc, après le départ de Nadya and Co (j'étais parti en groupe pour les 3 premières semaines), j'ai eu peu balisé, même si je n'attendais que ça, être seul et partir de l'avant!
En effet, je ne parlais aucune langue hormis le français, qui est fort peu utile de nos jours en voyage. Et je n'avais voyagé rééllement seul, sac à dos, dans des lointaines contrées. Soit c'était organisé, soit on était plusieurs, soit j'avais un véhicule et je n'étais pas très loin, soit... Bref, je ne l'avais jamais fait comme ça, et j'étais toujours impressioné par ceux qui avaient affrontés "l'inconnu", assez peu nombreux dans mon entourage, et c'était il y a longtemps. Exceptés le sieur Martin et l'ami d'enfance Daniel, qui chaque année ou presque persévèrent avec leur sac à dos et leur tente à découvrir un coin du monde.
Les quelques premières semaines ont donc été laborieuses, et si je suis resté plus de 2 semaines dans la ville de Mexico, c'est certes pour ses multiples intérêts, mais surtout que j'appréhendais d'aller prendre un bus pour on ne sait où, sans savoir comment demander les infos utiles avec mes 3 mots d'espagnol, chercher un hôtel, etc... C'est tellement facile de voyager en France! Quand il y a plein d'infos et qu'on y parle MA langue! Le problème n'étant pas trop de demander quelqe chose (enfin si, quand même) mais surtout, d'essayer de comprendre les réponses! D'où de nombreuses erreurs...
Mais finalement, au fil des semaines, ça c'est passé beaucoup mieux que je le pensais. Et même avec quelques mots seulement, on peut se débrouiller, rien n'étant finalement compliqué! Je me dis donc que les potes avaient raison, c'est assez facile de voyager de nos jours, enfin en Amérique latine tout au moins ! Avec des guides, internet, etc... Ca rigole! Et au fil des jours, la langue rentrant petit à petit (mais qu'on se rassure, je reste toujours aussi mauvais même après 1 an et demi!), je maitrise presque parfaitement la situation.
J'ai pris des quantités incalculables de bus, minibus, bateaux, et même train, stop, et avion. Et tout seul, comme un grand!!! Donc vraiment facile, surtout en Amérique latine, où tout le monde parle la même langue. Se sera sans doute un autre voyage en Asie!
Solitude en voyage:
On peut évidemment se poser la question, me connaissant, est-ce que je ne m'ennuie pas tout seul? Et bien! D'abord parce qu'il y a eu plein de visites (2x JP, 2x Chantal, 2x Virginie, 3 sem Nadya, 2 mois Diana et bientôt 3 semaines avec Pia). En plus des connaissances francophones faites le long du voyage, il y a sans doute 1 an passé en bonne compagnie. Quant au 6 autres mois, j'ai apprécier grandement à être seul, me laisser aller à mon rythme, ne pas avoir à rendre de compte à qui que se soit, pouvoir discuter avec les gens que je rencontre, etc... Il est toutefois vrai que parfois quelqu'un me manquait. Mais pas une personne fixe. Un pote, un autre, ou une copine, suivant le lieu visité (plage, bar, table de poker ou autre...)
De plus, quand j'ai besoin de voire du monde, je vais dans les auberges de jeunesse. J'ai toutefois 2 handicaps : je ne parle pas anglais, et c'est souvent la langue de l'auberge (beaucoup moins au Brésil et en Argentine), et j'ai souvent 20 ans de plus que les autres. Mais dans l'ensemble, ça me convient très bien!
D'ailleurs, je deviens de plus en plus sauvage, et j'apprécie beaucoup tous ces moments seul, où je peut enfin lire des tonnes de livres!
Par contre, si j'ai été enchanté des gens qui sont venus me biser, je suis surpris des personnes qui sont venues. J'aurais pensé à d'autres. Déçu? Pas des gens qui sont venus, bien évidemment. Par contre, j'avais pensés que d'autres viendraient.. Mais il vrai que j'aurais pu surtout les espérer 20 ans avant! Car maintenant, avec les momes, les femmes ou maris, l'arthrite, etc.. Ca limite beaucoup! De surcroît, je bouge souvent, et mon budget n'est pas le même que les copains qui partent 2 ou 3 semaines. Mais j'aurais.... Mais bon, à leur défense (qui n'en ont pas besoin, d'ailleurs), j'ai plusieurs amis qui sont parti 1 une année ou plus, qui sont resté dans le même bled, et je n'ai pas été foutu de prendre du temps pour aller les trouver! Donc je n'en voudrai à personne. (mais on peut être déçu quand même...)
Quand je voudrai voir du monde, je me poserai dans un bon endroit, et j'investirai dans un complex multifonctions, avec une partie piscine et mer, le 5 étoiles, le coin auberge de jeunesse, le coin camping, à coté d'une montagne, très loin de l'Europe pour dépayser, mais pas à plus d'une heure d'avion, coutant rien ou quasi rien, et là, normalement, je devrai voir quelques amis. Ou alors, je fais un saut par Genève, ce qui me parait plus simple!
Moral:
Excellent, merci! Evidemment, au cours du voyage, il y a eu quelques coups de blues. Mais comme chacun les a de temps à autres dans son pays. Si ce n'est que là, je ne pouvais pas tél à un pote pour aller boire un coup, ni aller me réfugier dans les jambes de ma maman. Et au départ de mon voyage, j'avais une copine, et qui devait venir me rejoindre dans le moins à suivre pour la continuation du voyage. Lors de notre séparation, à distance, je me suis bien évidemment posé la question sur le bienfondé de mon départ. Mais c'était donc dû au fait d'une séparation via mail !!!, et non au voyage lui-même.
Et au fil des jours, des pays, le moral est resté bon, et le goût du voyage est devenu de plus en plus prononcé!
Surtout que de nos jours avec internet, on n'est jamais très loin de personne. J'ai été au début assez déçu ne pas recevoir beacoup de mail de potes. Il est vrai que loin des yeux.... Et c'est logique. C'est donc moi qui envoie les mails (en plus du blog, je suis vraiment débordé, dans ces vacances!!) Là aussi, que l'on me réponde 1 ou 2 semaines après, c'est normal, vu que c'est pas pour aller boire un coup tout de suite. Mais 1 ou 2 mois après?? Ou Jamais?? Quelle triste vie, que celle de citadin débordé!!! On aurait pu croire en effet que c'est celui qui était parti visiter le monde qui aurait peu de temps à accorder à ses potes, (manque d'internet, plein de choses à voir, des gens à connaitre...), mais non. Quel curieux monde!
Par contre, grâce au voyage et à internet, j'ai retrouvé plusieurs vieux amis qui s'étaient évaporés il y a fort longtemps dans la nature. Un vrai plaisir!
Bronzage :
Il semblerait que certain m'imaginent tout noir toute l'année! Si parfois je l'ai été, quand je fût au bord des côtes ou en train de me prélasser sur une des nombresuses îles visitées, i va s'en dire que je me balade vraiment dans tout le pays. Et quand on n'est pas à la plage en train de se bronzer les fesses, on bronze relativement peu sous les vêtements! Et parfois, si, ça arrive aussi ici, il fait froid, comme c'est le cas maintenant! (bon, c'est pas souvent...). Donc plus bronzé du tout, le Nanard... Mais ça reviendra!!!
Ai-je la liberté tant souhaitée?:
Je ne vais pas me plaindre, voyageant depuis tout ce temps, alors que d'autres n'en ont pas la possibilité. Mais je n'ai pas encore trouvé la sérénité de la vraie liberté. D'abord parce que je suis comme tout le monde tributaire de l'argent, et de toute la paperasse qui avec. De plus, il y a le nombre de jours autorisés dans chaque pays.
Et si j'ai eu le plaisir de retrouver des amis sur mon chemin, le fait est que ces rendez-vous m'ont toujours stressé un peu sur le chemin. Plusieurs autres voyageurs ont trouvé assez curieux ces rendez-vous qui cassent un peu le rythme du voyage. C'est pas faut...
Mais le fait le frein le plus important à ce sentiment de liberté, c'est que, avec mon esprit pertubé, je veux faire trop de choses et voir tous (trop?) les pays du monde. A 30 ans et demi, je me dis que je dois quand même pas trop trainer, si je veux en venir à bout... Je me stresse donc tout seul! Je n'ai donc pas encore aquit la sagesse souhaitée.
Besoin de se poser?
Question que l'on me pause souvent. Oui, ça m'arrive de songer à me poser un peu. Quand je trouverai un bon endroit, et n'ayant pas de rdv à tenir, alors, oui, je me poserai sans doute un moment. Histoire de voir d'appécier le temps qui passe, de pouvoir voir un film, apprendre la cuisine, la guitare, faire connaissance avec des locaux, etc... Et qui sait, penser à faire des enfants...
Sexe et Amour :
Assez calme dans l'ensemble, excepté quelques bricolages de ci de là. Il faut dire que je ne suis pas parti pour ça, et que je ne le recherche pas vraiment (c'est toujours ce qu'on dit quand on est seul...).
Car en ce qui concerne les locales, je ne reste jamais assez longtemps pour lier connaissance. J'ai dû perdre la main... De plus, dans les premiers pays traversés, où je suis resté longtemps, il n'y avait que des thons! (enfin, des filles qui n'étaient pas à mon goût..)
En ce qui concerne les voyageuses, il est quasi nécessaire de parler anglais. Ce qui me fait cruellement défaut. (et comme je ne trouve pas cette langue très sexy, ça aide encore moins)
Et même quand je me suis fait draguer, j'ai réussit à faire le maladroit! D'ailleurs, je peux donner quelques conseils de bon aloi à ce sujet: quand tu te retrouves seul avec une dame sur une plage, et que celle-ci te demande de lui dire quelques mots en français, langue si romantique, éviter de lui discourir un truc sur l'influence des marins bretons sur la masturbation des crevettes dans le sahara, ce n'est pas le moment! Dans le même ordre d'idée, éviter, si vous avez une sérieuse ouverture, d'ingurgiter 3 tonnes de piments juste avant, car demander une pause toilettes de quelques heures peut sérieusement refroidir le rendez-vous!
Et quand 2 jeunes filles vous proposent de vous emmener au Chili, histoire de passer une bonne journée, ne refusez pas pour regarder une finale de tennis, surtout si votre favori perd!
On dira donc que j'ai éviter soigneusement des plaies qui m'auraient stopper dans mon voyage!
Mais, au fil du temps, la sagesse arrivant, peut-être que... Car si je veux faire des enfants, il ne faudrait pas trop trainer...
Avenir:
On ne peut jamais prédire l'avenir! Mais en tous cas, au fil des mois, je me suis rendu compte que j'aimais vraiment voyager. Et que malgré la présence des copains et de la famille à Genève, j'ai finalement peu de chance de revenir habiter dans cette ville, ou dans la région. Je vois plutòt mon avenir en voyage, ou me poser un jour quelque part au soleil, sans agenda, avec du temps pour voir apprécier les jours qui viennent, et non les survoler. Mais évidemment, tout peut changer, en tenant compte de la santé, du pognon, de l'envie, etc... Mais envie de revenir vivre la routine genevoise et sont mauvais temps, non! Par contre, la famille, les amis, oui, de temps à autre. Et si ceux ci ne viennent pas à Bernard, Bernard ira à eux!
Travail:
Travaquoi??? Je pense que je devrai bien évidemment m'occuper un jour ou l'autre, déjà pour avoir des sous. Peut-être en devenant plus performant à l Euromillion? Peut-être en ouvrant un bar, ou une auberge ou une hacienda au soleil? Ou peut-être en faisait du bénévolat? L'avenir le dira...
Avenir proche :
Après presque 2 ans de voyage, il va quand même falloir que je vienne m'occuper un peu de mes affaires, histoire de débarasser un peu ma soeur qui croule sous les papiers, de ma santé à vérifier, de biser quelques bonnes personnes, voir où en est le bar, etc... Je vais donc faire une petite pause et venir lézarder en Europe dans le courant de l'été. Quand? Rien de concret, mais je vous préviendrai en temps utile, afin que je reçoive plein d'invit à manger (la vie genevoise coute trop cher pour un routard). Que chacun se rassure, je ne parlerai pas du voyage (yavait ka allé lire le blog!) Mais j'aurais plaisir à écouter ce qu'il c'est passé dans votre vie durant mon absence (car, égocentrique que je suis, j'avais pensé que le monde se figerait pendant mon absence, mais j'ai cru comprendre que chacun avait continué à vivre sa vie, sans moi, et peut être même mieux. Etonnant, non??)
Pour me loger, je ne sais pas encore, mais ayant plein de contraventions à payer, l'administration carcérale genevoise me rendra surement ce service. Et je pourrai aller boire des coups avec le JP et le Jeannot!
Collecte :
En général, quand un ami part pour longtemps, où qu'il revient après un long voyage, il y a toujours un bon pote, ou le conjoint qui organise une fête ou une collecte pour l'ami à disparaitre ou à revenir. Comme j'ai trop d'amis (ou pas un seul peut-être, mais je suis optimiste), et n'ayant pas de conjoint, personne ne va m'organiser une fête ou faire une collecte. Je pourrais bien sortir un pins (c'est pour faire enrager un vieil ami), mais c'est plus la mode. Je vais donc lancer un comité de soutien pour moi-même et proposer une collecte pour tous ces anni et Noel passés seul et oublié, mon départ, mon retour, mon redépart, etc... Car il me faudrait bien un ordi portable, car marre d'être dépendant des internet café!
Et pour terminer, je vous dis que je me réjouis de voir tout soudain vos bouilles réjouies (je l'espère, en tous cas), boire quelques cuba libre, et faire danser quelques filles nues sur le bar! Histoire de se la rigoler un petit peu...