Santiago

Publié le par Voyageur

Suis donc depuis 2 jours à Santiago du Chili. Fait froid!!! Mon cul, la ville au printemps éternel!

Suis hébergé par une demoiselle du Venezuela. Qui me fait sortir, connaitre des gens, etc... Hier soir, finale de la coupe du Chili en foot. Ce soir, Indiana Jones. Ce week-end, bars, boites, etc.. Ca rigole!

Et comme promis, voici le résumé, selon Pierre Alain, des 3 semaines passées ensemble. L'est aussi prolifique en teste que moi en paroles!

Introduction

Je me lance dans un récit de mes 3 semaines de vacances au Chili avec Bernard.

 Il s'agit pour moi de décrire mes vacances avec mon point de vue sur ces 3 semaines de voyage et de repos, sans aucune volonté particulièrement quant aux descriptions, mais plutôt Dans l'esprit d'un carnet de voyage.

 A noter pour les non connaisseurs de la race des Bernard à poil court, que cette espèce est très volubile.

 Bernard parle, parle, parle, etc.. c'est une vrai pub pour Duracell, il dure encore encore et encore. Par contre il faut noter que ce qu'il dit est toujours intéressant et qu'il a réussi la prouesse de se répéter que 2 ou 3 fois en 3 semaines.

 Donc, pour planter le décor, il faut préciser que Bernard a causé durant tout le voyage à l'exception des nuits, des trajets en bus, taxis collectif ou avion. Deux fois, il est resté assez
discret, mais ne vous inquiétez pas je vous raconterais ces deux moments.

 Ah avant que j'oublie, on avait prévu un séjour à Rapa nui (Ile de Pâques) et je devais prendre

Les billets sur le site de la compagnie Chilienne LAN. Malgré de nombreuses tentatives, je n'y suis pas arrivé et Bernard non plus.

 Pour situer encore les conditions de voyage, il faut aussi préciser que le budget de notre voyageur au long cours était restreint et que j'avais bien précisé que je me grefferais sur son budget et que c'est lui qui fixait les limites. Du coup, en plus d'un compagnon de voyage, j'ai eu un comptable, un guide et un traducteur pour le même prix.

 Dernière précision, Bernard est un lève et couche tard, alors que moi je suis un lève tôt et les années ont de moi un couche tôt. Mais bon, comme nous somme de bonne composition, les horaires se sont réglés tout seul, à savoir minuit - 10h environ, sauf horaire de départ particulier. Ceci a été aidé par le fait qu'il fait nuit rapidement au nord (18h) et que le jour est là relativement tard (8h30) le matin.

 Trajet jusqu'à Santiago.

Tranquille, rien à signaler si ce n'est la ponctualité d'Iberia et leur manque de confort. Par contre j'ai réussi à avoir un siège à la hauteur des sorties de secours, donc assez de place pour mes jambes. Sinon c'est long comme trajet, 13h. de vol de Madrid à Santiago du Chili. Arrivée à 7h45. 

Santiago

Vol Iberia en avance et j'ai fait la connaissance des chauffeurs de taxi à la sortie de l'aéroport de Santiago pour fumer une clope ou deux. Ils sont à proposer leurs services et moi qui ne sais que dire no gracias, et oui mon vocabulaire espagnol s'arrêtant au strict minimum, à savoir Cerveza, tequilla, Empenadas, tortillas, chicas, hola et adios.

 Un petit quart d'heure d'attente, correspondant à l'avance du vol, et oui Bernard était à l'heure. Un café ou deux, un poil de papotage (env. 8h30) et c'est 17h30......

 Départ en Bus pour le centre de Santiago, tranquille on recherche l'agence LAN pour nos billets pour Rapa Nui. On trouve l'agence et l'on commence un dialogue de sourd, enfin Bernard, vu que je comprend l'espagnol, mais qu'avec mon vocabulaire susmentionnée...

 C'est marrant vu que dans l'agence on nous dirige vers des PC pour faire nos réservations sur le net. On montre que la réservation n'est pas possible depuis la page pour l'Europe, alors que c'est possible depuis la page chilienne. Evidemment l'autre différence est le prix des billets qui passe de 492$ sur la page européenne à > 600$ sur la page chilienne. Grande discussion, téléphone avec le technicien. Pour finir pas d'autres solutions que le prix chilien. On prend la dernière semaine de vacances, et l'on part sous le regard pesant des 2 interlocuteurs, qui se demandent pourquoi des étranges chipotent sur le prix.

 Ensuite l'on décide de partir au Nord et l'on va dans une gare routière pour partir vers Valparaiso, sur le coup des 19h, ben oui bernard m'avait bien dis qu'il fallait pas partir trop tard pour arriver de jour, mais d'une parenthèse à l'autre...

 Premier contact avec la nourriture locale et la Bière, un Churrasco avec des frites, sympas, c'est comme un hamburger, mais en plus grand avec des tranches de steaks et des légumes à l'intérieur.

 On prend le bus, qui sont très confortable, plus qu'Iberia et qui nous permet de faire les deux heures de trajet jusqu'à Valparaiso. Je dois avouer qu'après les heures d'avion c'est pas ce que je préfère, mais bon, on revient à Santiago pour le vol vers Rapa Nui, donc inutile de rester. 

Valparaiso

Arrivée vers 22h. Bernard s'inquiète de trouver un logement bon marché, mais pas de soucis, des dames nous accostent pour nous proposer des hospedages, qui sont des bed and breakfast locaux. Après une discussion rapide, nous suivons une dame qui nous amène dans le bas de la ville dans un appartement sympa ou nous obtenons, une chambre avec salle de bains commune.

 Comme parler donne soif, nous sortons boire une bière dans une cafétéria, genre « Happy days », mais pas rénové depuis les années 60, en plus nous avons à faire avec une fille totalement cuite qui nous prend la tête en espérant se faire payer un verre. C'est dur d'être un sex-symbol... ;-)

 Ensuite les choses se gâtent pour le retour, Bernard ayant causé tout du long, il peine à retrouver l'adresse, et moi qui suis une boussole qui montre le sud, pas top. En fait nous arrivons facilement à retrouver la rue, mais pour la porte.... La carte de visite de l'endroit est dans mon sac et les portes se ressemblent toutes. J'a le souvenir d'une porte claire avec une sonnette, ce qui est le cas de toutes les portes de la rue. Alors sous le regard de la patrouille de police qui passe et repasse, nous faisons toutes les portes et mort de rire, nous trouvons l'entrée au bout d'un quart d'heure. En fait il fallait juste savoir que notre jeu de clé ne servait à rien et qu'il suffisait d'ouvrir la première porte et que les clés servaient pour la porte suivante....

 Le lendemain nous discutons avec les autres locataires du lieu à savoir un couple d'australien qui ne sont en fait que des exilés Chiliens en Australie. Ceci me permet de leur parler en en anglais et à Bernard allergique à l'anglais, de parler en espagnol. La femme est un peu fofolle et le mari sympa, les discussions sont cool mais un peu cahotique.

 Nous avons ensuite passé 3 jours à visiter Valparaiso. Alors il s'agit d'une ville portuaire qui s'étend, en plus du port, sur les collines environnantes. A savoir 8 collines que l'on peut accéder via des ascenseurs qui sont en fait des cabanes en bois sur crémaillère. Sympa à faire une fois, mais sans plus. Par contre la vue depuis les collines sur le port et les environs est géniale. Nous avons visité la maison de Pablo Neruda, Poète chilien très réputé. La maison est cool, en fait c'est une addition de pièces biscornues sur 4 étages avec des hublots comme fenêtre à certain étage ou des baies vitrées en hauts d'ou l'on peut voir l'ensemble de la ville. Le plus marrant c'est une pièce rectangulaire ou l'on trouve un bar. La pièce est petite, on peut juste s'accouder au bar qui fait la moitié de la pièce en longueur, à la suite de quoi l'on trouve des toilette qui ferme juste par une porte à battant, style saloon, mais faite de barres de fers forgés et le seul semblant d'intimité de ces WC est un miroir à l'entrée qui renvoie l'image des gens qui se trouve dans la porte.

 Sinon, rien de spécial, si ce n'est la foule, les rues en pente, style Barrios de Lisbonne, et le port assez typique sur un côté et plus militaire sur l'autre. A noter que notre séjour à Valparaiso c'est résumé à nous promener et à couper les promenades de quelques arrêts sur des terrasses pour papoter tranquillement.

 A noter le dernier soir ou l'on a mangé dans un bar à vin ou l'on fait des Sushis assez bon. Bien évidemment, nous avons goûté le vin Chiliens qui est bon, mais dont les prix nous ont empêchés de faire des dégustations poussées. Ah au Chili il est courant de laisser 10% de pourboire au serveur qui sont mal payés. Au serveur et pas au patron qui sont mieux payés eux. Lorsque l'on a payé notre repas, la serveur n'est pas revenu avec la monnaie rapidement et en plus elle avait oublié de nous rendre les billets et nous a rendus que les pièces. Nous avons discuté un moment pour savoir si nous allions râler ou laisser le montant comme pourboire, et pour finir on a récupéré nos billets et sommes partis, sans laisser de pourboire, ni même la monnaie comme je le proposais ironiquement. Pas de quoi fouetter un chat, sauf que l'on était dans un quartier indiqué comme à éviter et qu'il était près de minuit. Rétrospectivement cet épisode me fait rire, mais sur le moment, je m'attendais à avoir des problèmes.

 Il faut noter que le Chili est très sûr. Il faut dire que l'on rencontre des policiers partout et que la criminalité est très basse. Ceci est une très bonne transition pour ce qui suit...

 Lors de notre départ, nous sommes allé dans la gare routière pour nous rendre à la Serena. Nous sommes tombés sur les CRS locaux et un attroupement de jeunes, en arrivant à la gare routière les agents de sécurités fermaient les grilles. Drôle de sensation, encore que nous avons appris plus tard qu'une manifestation était en cours et que des heurts avait eu lieu après notre départ. Il faut dire que l'on ne risque rien avec Bernard, c'est si l'on reste après lui que les problèmes arrivent. Une éruption le lendemain de son départ du sud du Chili, la manif à Valparaiso, des inondations après notre départ de Santiago (plus tard pour Rapa Nui), etc... 

La Serena

Le voyage en bus c'est bien déroulé, 4 heures de Bus, toujours aussi confortable. Nous avons trouver facilement un hospedage à côté de la gare routière. Bernard venant de m'expliquer que les chiliens étaient plus réservés que les sud-américains en général, Pancho nous a accueillis chaleureusement et nous avons discuter un bon moment, ce qui à eu l'heurt de me faire rire en repensant au côté réservé des chiliens.

 Nous avons visité le lendemain la Serena en commençant par un jardin typique Japonais....

Magnifique jardin absolument pas représentatif du Chili et c'est cela qui est drôle. Sinon Ville typique, avec sa Plaza de Armas, ses rue O'Higgins et Arturo Prat, héros locaux. Bernard à trouver une carte sim locale qu'il a peiné à fonctionner et nous avons pu manger nos premiers poissons et fruit de mer et j'ai pu goûter l'alcool local, le Pisco. Il s'agit d'un vin blanc doux qui peut être aromatisés à la mangue, fruits des bois ou citron et qui se boit froid. C'est super bon.

 A noter que c'est depuis se moment que j'ai pris la charge des clés des chambres ou nous résidions. Bernard, en plus de notre première recherche ayant eu l'idée de fermer la porte de notre chambre avec le cadenas idoine, mais en laissant l'anneau avec les clés sur le cadenas dès le premier soir. Le deuxième jour il a préféré laisser les clés sur le cadenas.... Du coup, c'est à l'unanimité des deux voies que je suis devenus le gardien des clés. 

Vicuna

Nous sommes partis ensuite vers la Vallée de l'Elqui pour voir les martiens et visiter un peu l'arrière pays. En fait la vallée de l'Elqui permet l'accès aux observatoire internationaux et une des vallées plus hauts est réputés pour son grand nombre de visite de martiens....

 A noter que nous avons attendu le bus un bon moment, celui-ci ayant une heure de retard et nous comptions les bus qui allaient à Ovalle, environ un toute les 5 minutes. Ovalle qui n'a d'ailleurs aucun intérêt touristique.

 La ville est petite et sorti de la Plaza de Armas et de quelques rues, rien de bien important à signaler. Nous avons donc visiter le premier soir un observatoire construit pour les touristes, vu que les « vrais » ne peuvent être visité qu'en réservant 3 mois à l'avance. Nous avons rencontrés des français qui s'installaient à La Serena pour ouvrir un commerce et qui nous ont véhiculé jusqu'à l'observatoire ce qui a provoqué un poil de retard, vu que l'on était inscrit pour le bus. La visite était sympa, plein d'explication en espagnol compte tenu de l'allergie de Bernard pour l'anglais. Le moment le plus drôle pour moi étant Bernard qui cherchait l'étoile du Nord au sud de l'Equateur. Drôle pour moi, vu que je m'étais fait piégé en Nouvelle-Zélande à l'époque sur le même sujet. Il faut dire par contre que la vision des étoiles, planètes et autres via un télescope est impressionnante, et simplement le fait de voir les étoiles de nuit sans lumières autour reste une impression relativement nouvelle pour un citadin comme moi.

 Un ciel entièrement dégagé avec une vision complète des constellations et même si le fait de deviner les constellations du zodiac est particulièrement ardue, la vision d'ensemble reste impressionnante.

 A noter un épisode marrant à notre retour, ou fort de la géographie en carré de la ville, j'ai profité pour montrer l'étendue de mon sens de l'orientation en expliquant à Bernard que l'hospedage était à droite, vu que le bus nous avait déposé sur le côté de la place et là bernard m'a dit « lève la tête » et je me suis rendu compte que nous étions sous un clocher en bois qui nous avais fait forte impression à notre arrivée, ceci indiquant que mon sens de l'orientation était bien revenu à la normale, soit à l'envers...

 Le lendemain, après le match de Federer contre Djokovic à Hambourg (télévision), nous avons fait une marche pour aller au sommet d'une colline au-dessus de la ville et au-dessous de l'observatoire. La vue était prenante sur la vallée avec les montagnes de poussière environnante. Presque aussi étouffant que le Valais, sauf que les montagnes sont pelées et qu'ils sont les unes derrières les autres, laissant ainsi une impression d'être un peu moins enfermé.

 Nous avons ensuite visité une distillerie de Pisco. En gros le processus est le même que pour le Whisky, à savoir la préparation, la fermentation et le vieillissement en fût de chêne. Rien de transcendant, mais c'est toujours intéressant de voir le mode de fabrication de se que l'on boit.

 Le soir, nous avons mangé dans un restaurant de style colonial et nous avons vu la défaite de Colo Colo. Rien de bien grave, sauf pour les chiliens, mais moi j'aime bien ce club, juste à cause du nom qui me fait rire, vu qu'il me rappelle le sketch de Michel Leeb de l'africain avec la réplique N'kolo kolo dans la case... je sais, mais mon docteur m'a dit que c'était pas grave. 

Pisco Elqui

Nous avons ensuite pris le bus pour Pisco Elqui, avec en poche l'adresse de Gabriella que Pancho nous avais donné.

 En arrivant le soir pour d'autre raison que les parenthèses de Bernard, mentionnées ci-dessus. Nous avons chercher la maison de Gabriella qui se trouvait en haut de la ville. Quand je dis en haut, il faut imaginer que le village est à flanc de montagne, soit visualiser un coteau en valais et remplacer la vigne par un village c'est Pisco Elqui. Comme exemple on voit une maison à flanc de montagne ou le proprio à juste fait une plate-forme pour sa maison avec la montagne à angle droit ou presque. Donc nous avons grimpé sur un kilomètre pour ensuite rencontrer Gabriella qui nous a embarqué à l'arrière de son pick-up pour nous emmener dans sa maison.

 Un souper plus tard, dans un petit restaurant local, le seul ouvert vu nous étions dimanche nous allons faire notre marche digestive en remontant le coteau pour nous aller dormir, je déteste les montées....

 Le lendemain nous nous sommes retrouvé dans un coin de paradis. Un jardin luxuriant pour une proximité de désert avec des montagnes pelées et poussiéreuses. Deux hamacs, une bande de chien très affectueux et un déjeuner typique composé de jambons, fromages, avocat et confiture maison. Seul point noir, mais retrouvés dans tout le pays, le café. Nescafé soluble, une véritable torture pour moi amateur de bon café et fan de Nespresso, quelques lettres qui font la différence. Ajouter à cela que proche de l'équateur et à près de mille mètre, il faut chaud (~30 - 35°) le jour et que dès que la nuit tombe vers 18h, il faut froid (~15°) au bout de 5 minutes.

 Du coup, j'ai dis à Bernard que je voudrais rester un poil plus que le jour que nous avions prévu dans le coin pour se poser tranquillement. Cette réflexion nous a mené à annuler notre passage au nord du Chili vers San Pedro de Atacamata qui est un coin avec la plus grand mine à ciel ouvert et plusieurs vallées très intéressantes, mais à 20h de bus, ce qui nous plombait la dernière semaine avant Rapa Nui. Nous avons donc décidé de rester un jour de plus et de remplacer San Pedro par Humbolt.

 Du coup, nous avons glandé ce jour là avec une petite sieste sur les hamacs, une ballade sur les sommets au-dessus de la maison et un tour dans le village. Ah oui, nous avons mangé chez Gabriella une Cazuela, genre de pot au feu qui était bien sympa, le tout arrosé d'un vin rouge chiliens fort sympathique.

 Le lendemain nous sommes parti pour visiter Monte Grande et Cochiguaz, la vallée des martiens. En partant nous avons eu les trois chiens de la maison qui nous ont suivi. Au début s'était marrant, mais ensuite on s'est vite tendu. Les chiens au Chili, il y en a partout, mais en plus il court dès qu'ils voient une voiture et il court devant la voiture en plein milieu de la route. Du coup, nous avons essayé de les renvoyer sans succès. C'est le moment ou Bernard c'est tu.

 En effet pour Monte Grande, nous marchions sur la route principale (=goudronnée) et la voiture, camion était légion pour le Chili (1 toute les 3 minutes) et à chaque fois ces cons de chiens qui court devant en plein milieu de la route. Un poil tendu les deux coyotes.

 A Monte Grande, nous avons pris la route secondaire (=terre) pour Cochiguaz et au bout de quelques kilomètres un local nous a pris à l'arrière de son pick-up pour nous amener 10 kilomètres plus loin à Cochiguaz. Deux des chiens ont suivi et le 3ème est resté sur place.

 Nous avons profiter de voir les différentes maisons de la vallée avec des antennes satellites, des spa, maison avec piscine, instituts de médecines naturelles, école de méditation, etc.. le tout dans style très new age. C'est marrant d'ailleurs de voir le parallèle fait entre un mode de vie prônant le retour sur soi-même et la nature peut-être considéré comme proche des extra-terrestre. Cela semble indiquer que la notion de terrien est intimement lié à la superficialité et à l'industrialisation.... A méditer ou non c'est selon.

 La vallée était sympa. Comme une oasis dans un désert. Une rivière coule au milieu (sans pêcheur) avec une végétation dense et les pieds des montagne sont couverts de vigne pour le Pisco. Dès 50 mètres, on retrouve les pierres et la poussière.

 Nous avons donc marché sur 15 km pour le retour, et à notre surprise à mi-chemin nous avons rencontré les deux des chiens qui avaient suivi le pick-up, un poil vexé ils ont aboyés un poil pour ensuite nous suivre tranquillement. Evidemment le moins débrouille n'était pas là ce qui a freiné un peu le débit de parole de Bernard qui avait retrouvé sa verve depuis Cochiguaz. Le retour c'est fait de nuit avec une tentative vaine de notre part pour dresser les chiens à rester au bord de la route quand les voitures passaient. Tellement vaine que j'ai vu Bernard pour la première fois avec un collier, celui du chien, mais à la main.

 Au retour, je rigolais en disant que l'on devrait continuer à monter après la maison pour voir si les chiens verraient leurs maisons et s'arrêteraient, mais vu que nous avions bien trotter cela me paraissait un bien grand effort après 20 km de marche, et bien ne reculant devant aucun effort, nous avons raté la maison et continuer à monter jusqu'à ce que je rencontre une maison en ruine qui m'a rappelé que nous étions trop haut. Ah le sens de l'orientation de Bernard est très affecté par sa concentration pour parler.

 Gabriella a été étonnée de savoir que les chiens nous avaient suivi aussi loin et à bien rigolé. Nous avons rencontrés ensuite un couple de français qui venait dormir chez Gabriella. Vu que la fille avait le même débit que Bernard ou presque, cela a été une longue discussion qui s'en est suivi le soir et le lendemain matin, discussion à laquelle j'ai du mettre un terme pour ne pas rater le bus. 

Parc national d'Humbolt

Retour à la Serena ou nous avons consulté le ministère de l'agriculture (CONAF) qui est en charge des parcs nationaux. Malgré les 30 ans de quelque chose ( ???), nous avons réussi à avoir un téléphone pour nous rendre à Humbolt. En effet, il faut savoir que le bus ne va pas à Humbolt, mais s'arrête sur la Panaméricaine, nous laissant à 15 kilomètre de Caleta de Choros village à l'entrée du Parc National. Nous avons donc fait appel à un local qui fait le taxi collectif avec son van pour Caleta de Choros, voyage sympathique avec des locaux et un arrêt dans une cour fermée pour charger de la marchandise. Arrivée de nuit, mais le taxi nous a trouver une villa pour le même prix que nos hospedages et nous avons emménagés pour deux jours et ce sans voir la propriétaire. Le taxi nous a même mis en contact avec un gars qui organisait des tours en bateau du Parc Tout était fermé et nous avons souper avec des empenadas de fruits de mer, livré à domicile par l'épicerie juste à côté qui savait déjà que l'on habitait trois maisons plus loin. Nous avons passé la soirée à écouter de la musique et à jouer aux cartes (et oui, metter deux joueurs dans coin désert...)

 Le lendemain nous avons fait le tour en bateau. Nous avons attendu un groupe de touriste qui faisait le trajet depuis la Serena pour faire la visite et repartir. Le port était petit et sympa pour discuter avec les locaux et la vie était cool, malgré le ciel couvert. Nous avons fait le tour des 3 îles du parc national et nous avons vu des pingouins de Humbolt, genre de pingouins nains tout mignon, nous avons vu des otaries et même des dauphins, un poil tendu au niveau otaries, vu que l'on était très près et que l'on a fait peur aux bébés, ce que Bernard et moi n'avons pas forcément appréciés. Sinon un arrêt sur une des îles pour une balade et un escalade sur un petit, mais tout petit sommet, plutôt un tas de rocher, qui nous a permis d'avoir une vue d'ensemble de l'île et du parc.

 Retour à la villa pour une soirée peinard, sans restaurant vu que ceux-ci étaient tous fermés (merci à l'épicerie d'ailleurs...). A noter que notre taxi a ramené à cette occasion le natel que Bernard avait oublié dans le taxi. Evidemment, la carte pré-payée vide, mais enfin un natel débloqué dans ces pays a une prix inestimable, donc content de retrouve le natel.

 Départ pour la Serena le lendemain matin à 9h. (dur dur) et après un voyage qui m'a permis de voir des vigognes avec le seul regret d'avoir mon appareil photos démontés au fond de mon sacs à dos, nous étions d'attaque pour rentrer à Santiago. 

Santiago

Nous avons testés les taxis, vu que nous étions vendredi soir et que le métro était bondé comme les rues d'ailleurs plein de bouchons. Ah nous avons fait notre premier Hôtel. Je penchais pour l'Hôtel Londres (lonely Planet), mais nous avons opté pour le Paris (routard). Bernard a tenté de contacter deux filles qui habitaient Santiago et qui s'étaient proposées pour nous faire visiter la ville. Je vous passe les multiples tentatives avec son natel, le mien et internet, sans succès le soir même, mais nous avons eu des nouvelles et une guide sur deux le lendemain pour visiter Santiago. Cette ville est énorme, mais les immeubles sont bas à peine quelques étages ce qui la rend sympathique et lui donne un cachet d'un petit village. Nous avons pris le funiculaire et ensuite le téléférique pour monter et descendre d'une colline (San cristobal) qui domine la ville et qui a une statue de la vierge de l'immaculée conception qui est sympa à voir et une vue imprenable sur la ville et ce malgré les nuages qui étaient bas. Ensuite nous avons visité le quartier résidentiel qui est l'équivalent d'une banlieue chez nous, mais avec une architecture très variée. Pour finir nous avons mangé local (Burger King) avant d'aller chez la fille boire des verres et rentrer nous coucher avant minuit pour prendre l'avion pour Rapa Nui à 8h. le lendemain matin (dur dur). A noter que le matin Alexandra, notre guide, avait contacté sa cousine de 19 ans pour venir avec nous et nous avais dit que celle-ci nous retrouverais sur la colline et que comme elle parlait anglais, cela me ferait une personne avec qui parler. Bernard à qui Alexandra faisait les yeux doux, m'a traduit ce que j'avais déjà compris avec un air entendu, ce à qui j'ai répondu que je ne pouvais pas toujours avoir de la chance.... Effectivement je l'attends toujours la naïade vénézuélienne venant de Californie.... 

Rapa Nui

4 heures de vol tip top avec un avion spacieux, des écrans sur les dossiers des sièges et des choix de films, même en français. Arrivée sur l'île à moitié chilienne et polynésienne. Ambiance et chaleur des îles tout pour plaire.

 Comme la vie est chère nous avons commencé par faire le tour des représentants des hospedages qui sont à l'aéroport pour ramener des clients. Après de moult discussions sur les prix, les représentants sont partis sans que nous ayons trouvé de logement. Bernard hésitant quant au choix, j'ai craqué en proposant de faire un tour en ville pour voir ce que l'on trouvait. On est donc parti avec nos sacs à dos pour faire un tour de la seule ville de l'île et voir si l'on pourrait trouver un logement pas cher. Et bien que dalle, aucun nom de rue, aucune enseigne, sauf une qui menait sur rien. En désespoir de cause on s'est rabattu sur un logement qui nous était proposé à l'aéroport. Problème, on n'avait pas de carte de visite. Juste le souvenir que s'était la 2ème personne à qui l'ont avait parlé. Du coup retour à l'aéroport pour voir à peu près ou se trouvait ce logement et son nom. Un ¼ d'heure de marche avec 13 kilos sur le dos, pas la mort mais avec des flemmes comme nous.

 Le pire c'est que l'on a oublié ou bégayé le nom et que nous avons eu de la peine à trouver le logement et nous avons été détournés par un autre hospedage plus cher avant de trouver notre bonheur, juste à côté.

 Le lendemain, après un déjeuner et quelques parenthèses, nous sommes partis à pied pour visiter le nord-ouest de l'île vers 13h. Premier constat, le moia sont sympas, mais petit, à peine 5 mètres pour les plus grand. L'ile est petite aussi et il y peu de touriste en mai vu que c'est la période la plus pluvieuse. Mais la balade était cool et nous avons marché jusqu'à 19h30 le temps de rentré dans la nuit en cherchant notre chemin, vu l'absence de nom de rue et le peu d'éclairage, tout en rigolant sur le fait que l'on était perdu sur une si petite île et que les voitures allaient toutes dans l'autre sens, malgré le fait qu'il n'y a qu'une seule « ville ». Nous nous sommes arrêtés dans un resto japonais à côté de l'aéroport pour faire le meilleur repas de tout mon séjour et ce pour un prix plancher dans l'île. Viande accompagnée de légumes sautés et de riz, succulent.

 Le lendemain nous sommes partis pour le sud de l'île pour voir un volcan et un site archéologique. La montée n'était pas forcément rude, mais en plein cagnard (dixit le routard),

Par contre, la vue sur le volcan éteint de Rano Kau est magnifique et venteuse. Il s'agit d'un volcan éteint avec un lac à l'intérieur qui est plein de verdure et qui servait à l'époque de réservoir d'eau potable pour les habitants. Maintenant il est interdit d'accès, mais sa vision est impressionnante. Le site d'Orongo est sympas, sans plus, mais il y a une vue sur la mer et deux petits îlots qui sont du plus bel effet. Retour presque de jour pour un souper composé d'empenadas dont un napolitain qui à l'œuf prêt, ressemblait à une calzone.

 Nous avons ensuite chercher Alex, chauffeur de taxi de son état qui nous avais proposé un véhicule à la location, pas cher du tout. Nous l'avions croisé plusieurs fois depuis notre arrivée et maintenant que nous avions besoin de lui, plus moyen de mettre la main dessus et nous n'arrivions pas à lui téléphoner. En désespoir de cause, nous avons abandonné.

 Le lendemain, ayant un peu la flemme, j'ai laissé Bernard parlé et d'une parenthèse à l'autre, nous avons bougé vers 15 heures pour faire le tour de la ville et voir une partie de l'île non visitée au alentour. Et au miracle nous avons réussi à atteindre alex, via un téléphone fixe dans un Internet café. Nous avons donc réussi à avoir notre véhicule pour le lendemain. Un 4*4 tout chétif et pourri, mais pas de caution, kilomètre illimité et aucun papier à déposé.

 Une parenthèse à la Bernard pour expliquer que la conduite sur Rapa Nui est spéciale. En effet, comme les vaches, chevaux, poules et chiens sont sur la route la plupart du temps, il ne faut pas dépasser les 30km/h, c'est l'explication fournie par Alex. Mais en fait la vrai raison, c'est les trous un peu partout sur la chaussée, quand il y a une chaussée... En plus les véhicules sont pourris, du coup quand j'ai tenté de dépasser les 70 km/h sur un bout droit et asphalté, la voiture a vibré dans tout les sens. Ceci dit je me suis amusé comme un fou à rouler en évitant les trous avec Bernard qui râlait parce qu'il n'arrivait pas à lire le routard à cause des cahots de la route.

 Donc balade sur le côté Nord-Est de l'île avec la visite d'un certain nombre de site avec un tas de moia et de site archéologique, tel la « fabrique » de moia, les restes d'un village et deux plages qui avait un charme certain, mais balayé par le vents et un petit crachin, ce qui les rendaient un poil moins attractive.

 Le soir nous avons cherché les traces d'une activité festive, sans succès, alors même que c'était un jour férié pour fêter Arturo Prat, héros qui péri lors de la guerre du Pacifique, guerre entre le Chili et le Pérou/Bolivie qui a permis l'extension du Chili au Nord et à privé la Bolivie d'un accès à la Mer. Seul un pub avait 4 clients et des serveuses peu empressées de faire le service.

 Vendredi, jour de la pluie. Celle annoncée depuis 2 jours avec pour conséquence des inondations à Santiago et des averses brèves et régulières, mais quasi verticale avec le vents sur l'île. Nous sommes donc resté sous l'avant toit devant la chambre à jouer aux cartes. Pas très pratique avec le vent et la pluie, jusqu'à ce que j'aie l'idée du siècle. J'ai décroché le rideau de douche de la salle de bain et je l'ai accroché au fil devant l'avant toit pour nous abriter. Nous voisins canadiens anglophones qui sont rentrés trempés ont bien rigolé, tout en approuvant mon idée des plus pratique.

 Aller encore une parenthèse, j'ai donné une leçon de cartes à Bernard ce jour là et la veille déjà. Ce fut un assaut de bon mots et de mauvaises fois, mais il faut reconnaître que Bernard à trouver son maître en la matière, à savoir que je lui ai montré comment perdre dans les grandes largeurs.... Il faut avouer qu'en jouant au jass retourné (9 cartes cachées avec 9 cartes visibles dessous), cela complique les choses, lorsque l'adversaire à 2000 d'annonces en 4 donnes (la victoire est à 1500 point et je sais, je suis de mauvaise fois). Bon je reconnais que j'ai eu le meilleur rendement de point avec mes pauvres feuilles et 3 parties on dépassés les 1600 points pour arriver à leurs termes, mais bon c'est pas juste....

 Samedi est arrivé avec l'heure du retour pour moi ( 11h.). Bernard partant 3 jours plus tard. Les adieux furent émouvant avec Bernard qui a recommencé à fumer (il avait arrêté à 2h du mat la veille....).

 Retour sympa dans l'avion ou j'ai même perdu en jouant au solitaire à trois cartes sur le système de bord (quand on est maudit, on est maudit....). A Santiago, seul contre tous, j'ai tenté de me faire comprendre avec le peu d'espagnol que j'avais acquis durant le séjour, ce qui fut très marrant d'ailleurs. Pas de chek-in la veille, l'hôtel en face de l'aéroport, grand luxe par rapport au 3 semaines avec bains et grand écran de TV. Le lendemain voyage retour avec une file d'attente longue d' 1h30 alors même que j'étais arrivé 30 minutes avant l'heure officiel du check-in. Iberia ponctuel, mais tape-cul avec des places tellement petites et un avion tellement plein que j'ai eu mal au cul jusqu'au lundi soir alors que j'étais parti le dimanche à midi.

 Enfin pour finir un cri à la sonnette d'alarme pour m'indigner contre l'aéroport de Genève ou la zone fumeur vers les tapis roulants pour les bagages a disparu, moi qui ai couru pour y arriver, c'est un scandale. Quand je pense que 2h30 plus tôt je mettais un 20/20 à Madrid pour ces zones fumeurs, dont une juste à côté de la porte pour mon avion, une vrai scandale. 

Conclusion

Ce fut de super vacances, tempo lento pour récupérer, de belles balades et un super compagnon de voyages. Bon d'accord, si c'était pour passer 3 semaines de recueillement c'était foutu d'avance, mais pour se balader et passer de bon moment, Bernard est parfait.

Deux flemmes, épicuriens qui profitent de l'instant sans penser à rien d'autre que de vivre.

 Sinon je conseille le Chili qui est très cool est varié. Encore que je n'ai fait qu'un tiers du pays en ratant le nord très désertique et le sud très froid. Mais les gens sont réservés (ouarf, ouarf), mais cool, la nourriture est bonne, entre les churrascos, empenadas, casuela, lomo à pobre (steak avec fromages et un œuf, accompagnée de frites). A noter une mention spéciale pour les avocats qui ont du goût et les fruits de mer qui sont bons. Le vin est bon, mais je préfère les bordeaux encore qu'une dégustation de bon crus m'aurait sûrement fait plaisir, mais s'était plus au Nord.

 Qu'ajouter, sinon que j'y retournerais pour faire le reste du pays, que voyage style routard ou bohème est très cool et que j'y l'impression d'être parti pendant une année ou deux.

 Au final un petit conseil que Bernard m'a donné le premier en arrivant quand je voulais sortir ma banane pour ranger mes valeurs. Il faut toujours imiter les locaux et s'adapter à leur mode de vie et de faire pour se fondre dans la masse et éviter les problèmes.

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Publié dans Chili

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