Premiers pas sur la côte Uruguyenne

Publié le par Voyageur

Suis donc parti le 27 de Montévidéo. Direction les plages de l'Est. Première étape : José Ignacio. Au hasard... C'est sur la côte, et c'est depuis là qu'on a une chance de voir des baleines franches.
Mais... prix du café, élevé! (il parait que c'est la haute saison) Accueil: Bof Village: rebôf! Baleines: personne n'en parle. Office du tourisme: fermé, cause saison basse! Comme quoi le prix du café est en avance sur la saison touristique!

Bref, suis reparti illico avec le premier bus. Pas de chance, pas de bus qui longe la cote. Donc retour en arrière. (mais j'adore le bus, donc...)
 

Avec ce détour, dû faire une halte dans les terres, à Rocha. J'ai bien pensé à des cartes postales (vu qu'il n'y a rien d'autre à faire ici que d'écrire des cartes) pour les Rochat de ma connaissance, mais... manque de pot, y en a pas ! Tant pis pour eux!

 

Lendemain, direction La Paloma, sur l'océan. Mais après plein de jours de beau temps dans la capitale, maintenant que me voilà arrivé sur les territoires de plage, voilà pas qu'il se met  à faire mauvais! Ca rigole pas tout le temps...  Juste une visite digestive ici, avec montée dans le phare, autant pour la vue que pour essayer de perdre du poids! (plutôt perdu mon souffle!)
Et en route illico pour la destination finale,  Cabo Polonio. Un très curieux village. Avec des dunes, sur la plage, sans électricité, ni eau courante et juste un téléphone public. Un endroit charmant.... Pour y arriver, il faut prendre un 4x4. Ou alors à cheval ou à pied, depuis la route principale.

 

J'ai loué une petite maison pour 2 jours, vu que le prix était égal au dortoirs de l'auberge ! (comme quoi on prend vraiment pour des pigeons les voyageurs sac au dos!)  

 

Un bien curieux village. Mais fort sympa, avec ces 83 habitants dans la basse saison. (ca augmente sec dans la haute... Y a bien plus de maisons que d'habitants!)
L'oeil averti du lecteur assidu n'aura pas manqué de remarquer la ligne électrique, alors que je disais plus haute qu'il n'y avait pas d'électricité. Bonne remarque! En fait, la ligne ne sert que pour le phare (quej'ai grimpé à nouveau et que la tête me tourne encore), ainsi que le poste de police. Pour le reste, niet! Z ont qu'à avoir des éoliennes, des générateurs ou des appareils solaires!
Normalement, on peut ici y apercevoir  depuis la plage des baleines franches. Pas de chance, elles sont parties depuis un mois pour l'Argentine. En début d'année, j'étais en Argentine, Péninsula Valdez pour voir lesdites baleins, mais elles étaient déjà parties! Comme quoi, même en voyageant longtemps, on peut ne rien voir!
Mais bon, j'en ai quand même vu une. Et même de près, vu qu'elle était sur la plage. Maixs depuis quelques semaines... Et l'odeur dissuadait facilement tout amateur de fruits de mer de s'en passer pour quelques semaines!
(si, si, c'est habité! et il y en a plusieurs comme ça. Comme quoi je pourrais facilement me recycler dans la construction!

Le séjour fût fort agréable. Un bien bel endroit. Pour le futur visiteur, ne pas oublier de bien se repérer. En effet, il n'y a pas de route, ni de clôture, ni d'électricité (on le sera!), bref, rien. Et donc pour rentrer, le soir, le voyageur maladroit aura tendance à s'égarer! La chance étant avec moi, en recherchant déserpéremment ma maison après le repas, suis tombé sur l'unique pub du coin. (l'instint, ça ne trompe pas!) Et après quelques rhums, finalement, on trouve plus facile sa maison! (mais bon, je ne garantis pas que ça marche tout le temps et pour tout le monde!)
Par contre, pas eu de chance avec le temps. Froid et début de la pluie. Et ici non plus, pas de cartes postales (qu'on ne croit pas que c'est de la mauvaise volonté), en tous cas pas en basse saison.
 Donc le temps de partir plus loin sur la còte, espérant le soleil.

Et donc cap pour faire une petite bise au Diable!

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Publié dans Uruguay

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