Braquage à Tupiza

Publié le par Voyageur

Nous sommes donc parti très tôt le matin pour Tupiza, par une route cahotique. Bon, il faut dire que la majorité des routes bolivennes sont cahotiques (en l'occurence pas goudronnées!).

On pourrait penser que c'est parce que c'est un pays pauvre. En partie. Mais faisons un bête calcul: La Bolivie, c'est 2 fois la France, soit 28x la Suisse environ. Et la population est à peine plus de 12% de plus que la Suisse (tu suis? ça m'étonne...). Bref, ca donne à peu que les boliviens doivent payer environ 26 routes par personne quand un suisse en paye 1! Donc sans tenir compte que la Bolivie est actuellement un pays pauvre, que la plupart des gens n'ont pas de voiture, on peut comprendre pourquoi les routes sont en terre! C'était la minute mathématique et culturelle, pour que tu te couches ce soir moins stupide!

Je disais donc que les routes sont mauvaises. Mais en saison des pluies, elles sont TRES mauvaises! Boueuses et inondées la plupart du temps. Les bus ne sont donc pas fiables dans leurs départs, et encore moins dans leurs arrivées!
Notre route pour Tupiza tût très pittoresque, avec un chauffeur en âme de samaritain, qui a fait de moultes arrêts pour aider des bus ou des voitures embourbées. Mais on n'a pas toujours réussit, vu l'embourbement de certains! Faut dire que parfois, c'est quasiment des rivières qu'ils faut passer. Et sans 4x4 et un haute garde au sol...

Avec une petite photo de notre valeureux bus:

Tupiza est une petite ville tranquille, où ses seuls intérêts sont ces paysages exterieurs, de grosses roches rouges, les mêmes que j'ai vu dans le nord de l'Argentine. (c'est normal, l'Argentine n'est qu'à une centaine de bornes au sud...). Donc de belles balades à faire. La nôtre fût courte, l'orage grondant.

Nous ne sommes donc restés que 2 jours dans cette ville, la route pour Asuncion étant encore bien longue. Juste le temps de se faire honteusement braquer!!! Dire qu'il ne m'était rien arrivé dans ces 2 ans. Mais toute bonne chose à une fin!

Explication du braquage: j'ai donné innocement mes habits à laver dans l'hôtel. (oui, je sais, suis du genre aventurier). Outre le fait qu'on me les a rendu 2 jours après, de surcrôit mouillés, il manquait un SLIP et 2 CHAUSSETTES! Et même pas les 2 mêmes! Donc 2 paires de perdues! Ai crié au vol, à l'agression, et ai mêm été tenté d'user de mon assurance raptriement. Mais mon côté téméraire me dit qu'il faut continuer!!! (comme ça, Joëlle a eu une excuse pour faire les magasins, prétextant la recherche de sous-vêtements. Mais bon, y en avait pas, dans les magasins d'artisanats. Pas de chance!)

Et le matin 9h30, prêt pour prendre le bus jusqu'à Villazon/La Quica, frontière Argentine. En efffet, j'ai pensé qu'il serait plus sympa et plus rapide de passer par l'Argentine (les routes sont goudronnées et les bus d'excellente qualité) pour rejoindre le Paraguay.

Publicité

Publié dans Bolivie

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article