Samaipata (Bolivie)
Nous avons donc quitté Lily et Santa Cruz le mardi 10 février pour le village de Samaipata, en taxi.

Quand le voyage dure 3 heures, et que le prix du taxi est de 10 euros (à diviser par le nombre de passager), on peut faire les riches !
(la plupart des voitures proviennent de pays où la conduite est à droite. On se contente de changer le volant de place et de laisser le trou apparant, avec tous les compteurs, jauges d'essence, etc en vue du passager)
Après la fournaise du Chaco, et l'attente improbable de ses pluies, et Santa Cruz qui est aussi chaud, mais est souvent rafraichit par ses pluies (en saison de pluies, évidemment), le climat change pas mal par ici. On se trouve à 1600m, et le climat est quasi tout le temps tempéré. D'où une destination très appréciée des habitants de Santa Cruz pour le week end. Et quand il pleut, ce qui est le cas depuis plusieurs jours, la température chute beaucoup (un peu plus de 20 quand même). On est donc bien loin des froids polaires européens, mais fait quand même froid !
Nous avons atterrit à l'Hotel Andorina, bien joli propret, que nous recommandons chaudement. (la chambre la plus chère est de 13 euros, de 1 à 4 pers). 
Mercredi : visite du site de El Fuerte. Dont on connaît quasi rien, si ce n'est que c'est un site pré inca. Avec la plus grosse pière du monde gravée. Une bien jolie balade, qui ravira les adeptes des vieilles pierres.
(on peut voir que les gardiens ne sont guères débordés, en jouant un jeu similaire au billes, mais avec des pièces)
Le jeudi, cause pluie incessante, visite du musée local, du village, artisanat... Une journée bien tranquille qui a ravi Dame Joëlle, qui n'aime guère être stressée.

(sympathique cabine téléphonique)
Vendredi : treck dans le parc Amboro. Enfin, quand je dis treck, il s'agit d'une balade de 3 ou 4 heures. Je serais bien parti pour un treck de 2 ou 3 jours, mais Dame Joëlle (encore elle !), qui craint tout, les chiens, les vaches, les insectes, bref, tout ce qui est étranger à son salon, ne peut pas affronter les dangereuses bêtes des bois, les fourmis mangeuses de tentes, des mille pattes dévoreuses de sac de couchage et autres rampants se réjouissant par avance de la venue bien appétissante d'une Joëlle.
Samedi : pluie encore. Ce qui n'entache pas le moral, mais limite l'engouement pour quelque activité. Bref, journée glande.
Après toutes ces journées tranquilles, c'est donc plein d'entrain que nous nous en fumes (c'est bien dit, non ?) pour Vallegrande et la route du Ché. (entendons par là, la route que suivit Ernesto Ché Guevara dans les dernières semaines de sa vie, avant son exécution commanditée par la CIA (encore eux !)
Visite de cette charmante petite ville (grand village ?) paisible, avec, joie pour Dame Joëlle, le grand marché du dimanche. Et surtout, le lavoir où fût exposé le Ché après son exécution, et le mausolée où fût retrouvé ses os il y a un peu plus de 10 ans. Le tout avec un guide extra, qui fait qu'aujourd'hui, on est incollable sur le sujet. D'ailleurs, même si on ne nous pose pas de question, on y répond ! 
Et le lendemain (lundi, pour ceux qui suivent), taxi pour La Higueira, à 3 heures de route. On a bien essayé de prendre un bus, ou un moyen collectif, mais manifestement, y a rien de fixe. Mais nous avons trouvé un chauffeur de taxi à bon prix, avec des qualités de guide, pour affronter la route boueuse et souvent en mauvais état de cette fameuse route du Ché.

Nous sommes même descendu dans la Quebrada del Churo, là où fût fit prisonnier El Ché. Une grande descente à pied, et surtout une grande montée d'une heure et demi, où Dame Joëlle, suante et suffocante (et surtout me maudissant jusqu'à la 30ème génération), s'est rappelée qu'elle faisait partie des fumeurs invétérés, cracheurs de poumons de leurs états. (alors que moi, bel homme, ai arrêté (encore ??? dira Diana) depuis 2 semaines, et ai donc affronté cette petite montée ridicule avec le sourire.

(se serait sous cette pierre que le Ché fut capturé)
La Higuera, petit hameau du bout du monde. On y fait le tour en 5 minutes. Mais on est là pour y visiter le musée (quasi identique de celui de Vallegrande) du Ché, dans la petite école où le Ché fût emprisonné et exécuté. Un lieu de culte pour tous les fans de cet Argentin atypique.
Le retour fût plus long que l'aller, car cette fois-ci, le taxi s'est embourbé à l'endroit où la pluie a fait quelques dégâts à la route. 2 heures de patience, et surtout d'aide de travailleurs de la route, car le chauffeur s'entêtait à dégager les mauvaises roues (enfin, c'est l'avis de Joëlle et de moi-même, et nous le partageons !) 
Visite le lendemain du musée de Vallegrande (qui est en fait le même que celui de La Higueira),
et 3h de route de pour regagner Samaipata, et notre sympathique hôtel.
(on voit mal, mais l'église a une Rolex pour horloge!!!!)
Pour le voyageur un peu plus fortuné, on lui conseillera plutôt l'hôtel El Pueblito, superbe petite hôtel fait par un couple d'artistes, recréant un hameau Mexicain. Très bel endroit ! (20 euros par personne)

Pour le dernier jour à Samaipata, petite visite aux cascades locales, histoire de marcher un peu. Il était prévu de faire une balade de 3 ou 4 heures pour y arriver, en survolant les montagnes, mais Dame Joëlle, (quoi ? encore elle ?) a trouvé le soleil un peu fort, et le trajet un peu long. On s'est donc contenté de la balade familiale du dimanche.
Et à 20h, (en fait, on nous fait venir à 20h mais le bus n'arrive pas avant 21h30 !), départ pour la ville de Sucre. Quelques 12 heures de bus, que nous espérons confortable pour la nuit.