Colonia Independancia (Paraguay)
Suis donc parti ce jeudi 2 avril pour Colonia Independancia (maintenant Independancia, deuis que c'est devenu plus grand, commune ou ville, n'ai pas vraiment compris)
Quand on me demande dans le bus où je vais (pour savoir combien je vais devoir payer), je dis donc Independancia. Mais où , me demande-t'on ? Au centre, vu que je ne connais rien. Et le gars part dans une grande explication. Le problème, c'est que les paraguyens parlent comme moi ; c'est à dire qu'ils parlent très vite et bouffent leurs mots. Et comme il parle de plus en dialecte « espagnol/guarani », autant dire que je n'ai rien compris !
Mais le gars, sympa à défaut d'être compréhensible », m'indique des hôtels, chque fois perdu au milieu de rien. Le CENTRE, que je répète ! On passe à ce moment dans une zone avec plus de maisons que d'habitude (quelques unes, ne nous emballons pas !), et on me montre la municipalité. Bien, c'est là que je descend, donc ? C'est le centre ? Non, c'est un peu plus loin. OK ! Et je me vois quitter cette vague zone urbaine pour de nouveau les champs. Mais on me rassure, le centre arrive ! Et 5 km plus loin, on me dépose donc au centre. Avec juste une station service, un supermarché et un café. (c'est vrai, y a eu pire...). J'essaye de poser quelques questions au chauffeur, mais peine perdue. C'est le centre qu'on te dit, que tu as demandé, alors descend et démerde toi !!!
Je demande un hôtel. Mais y a pas. Le pompiste, nettement plus éclairé et clair que le chauffeur, m'explique qu'Independancia est un ensemble de maisons, de hameaux, etc... assez grand. Et que je suis effectivement au centre géographique de cette commune. Mais pour dormir ou avoir des infos, il faut revenir dans la zone urbaine (c'est son nom !!!) où se trouve la municipalité, quelques km avant.. Quel gland, ce chauffeur !!!
Les bus n'étant pas légion, petite attente de 2 heures pour refaire les km en trop. Mais entre temps, la municipalité est fermée. Il faut donc interroger le quidam dans la rue. Bonne chance, au Paraguay ! Non pas qu'il soient pas sympas, mais vraiment pas très réveillés (la chaleur, sans doute...), et une grande partie ne parle pas espagnol .Et à voir comme j'étais regardé dans la rue, soit je suis très beau (ça doit être ça...), soit très laid, soit très inhabituel !
Il faut quand même une grande discussion entre plusieurs locaux pour m'indiquer un hôtel à 2 km (toujours agréable, avec le sac et les 40 à l'ombre !). Me vais dans cet hôtel qui finalement n'est qu'un resto (y a eu pire, aussi...). Et l'on m'informe que les hôtels sont tous en dehors, minimum 4 km ! Êt que les choses à voir dans la région nécessite un véhicule. Mais qu'est ce que je suis venu foutre là ??? Me dis je en moi-même (et à la serveuse par la même occasion). Et celle ci de me donner quelques numéros d'hôtels, me disant que parfois ils louent un véhicule.
Le premier que j'appelle m'informe qu'ils sont à 20 min d'un arrêt de bus et qu'ils font restos pour leur hôtes. Quand je leur dis que c'est un peu la merde car je n'ai pas de véhicule, personne ne m'en propose. Bon, vais voir ailleurs...
Au 2ème, je demande s'ils louent des véhicules. Ok, je prend et on vient me chercher, car c'est à km aussi (mais dans l 'autre direction).
L'endroit est perdu, mais sympa. Le seul hic, c'est qu'il ne font la bouffe que si on les prévient 24h avant. Peuvent pas le dire avant, non ??
En fait, les paraguyens ne se posent pas trop de questions. Comme beaucoup de pays indigènes, en fait. Et il faut donc poser toutes les questions adéquates, car les réponses ne viennent pas comme ça . Tout ça pour dire que malgré plus de 2 ans d'expérience de voyage, j'arrive encore à faire le bleu !!! Aussi chèvre que les paraguyens !
Donc le soir, pour manger, 4km et 4 km retour à pied. Faut avoir faim ! Suis content que Virginie ou Joëlle, les dames aux énormes sacs et qui n'aiment guère marcher auraient réagit dans cette journée ?? (serait peut-être plus vivant, moi...)
Par contre , le lendemain, excellente journée. J'ai loué une moto, exceptionnellement pas chère. On ne me demande pas mon permis, pas plus que si je sais conduire, en fait. Et pas de casque. Sont cools, au Paraguay....
Et donc visite des environs. Rien d'extraordinaires, mais jolies nature. Et surtout pour moi les joies de la moto.
Montée sur le cerro Akati, le 2ème sommet le plus haut du pays (quand même plus de 600m !!) , où il faut payer en haut pour voir la vue !!
Baignade dans la salto Pai (payant lui aussi)
Et balade au Salto Suizo, où un gardien de vache armé d'un fusil m'a aussi réclamé des sous pour avoir surveillé ma moto (il doit y avoir 1 personne qui passe par jour, et c'était moi ! !). Par contre, pour le paiement ,pas possible de savoir pourquoi cette chute d'eau s'appelle le saut Suisse. Et pour une chute, il faut préciser d'eau, car en cette période de grosse sécheresse, seules quelques gouttes perlent (Prends une loupe pour les voir sur la photo)
Donc pas très impressionnant, malgré la hauteur. Je comprends donc que je sois seul, juste devant cette paroi à peine humide!
Par contre, les araignées y sont grosses et nombreuses :

Et pour l'apéro, suis allé visiter une cave (car contrairement à ce que tout le monde dit, on vinifie, au Paraguay, mais juste dans cette région d'Independancia. Quasiment tout par des allemands. Le vin n'était pas diabolique, mais suis arrivé dans une heure tardive, cave pas ouverte, et le patron a ouvert des bouteilles au hasard avec du fromage. Super sympa !
Pour la bouffe du soir, aussi plus sympa, vu que véhiculé. Ca m'a permis de me perdre dans un autre resto (le Freiburg), où l'allemand local après avoir fuit les impôts de son pays s'est mis à la popotte. Moyen, mais pas cher ambiance familiale.
Il faut dire que la colonie a été fondée par des allemands. (il y en a des tonnes, dans le Paraguay). Car il semblerait que les allemands soient les bienvenus, que la terre (et le reste aussi d'ailleurs n'est pas cher) et qu'il n'y a pas de tracasseries administratives. (bon à savoir, pour qui veut émigrer au solei)
On peut juste regretter que dans les restos, il n'y a pas un seul local, et que c'est du « Guten Abend », « Danke Schön » et compagnie. Et quand on a malheur de dire qu'on vient de Suisse, ça n'arête plus, ignorant qu'il y a d'autres langues en Suisse. S'en fout, on dit Ya, Ya et on boit un coup !
Et lendemain, retour sur Villarica, et bus immédiat pour Coronel Oviedo, arrêt technique avant d'aller plus au nord.