Costa Rica, la suite
Mi-octobre
Nous avons donc quitté la Fortuna pour rejoindre le Rio San Juan, qui fait frontière avec le Nicaragua. L'idée étant de rejoindre Barra de Coorado, que mon vieux Daniel, qui venait d'y passer il y a quelques semaines, (et que j'ai raté car beaucoup trop lent dans ma "descente" de l Amérique centrale..), me recomandait chaudement. Lui y était allé en avion, mais l'aventure en bateau parait plus sympa.
Première étape, Puerto Viejo de Saraquipi. Non pas qu'il y ait quelque chose à voir de spécial, mais d'abord, les transports publics à travers le pays sont très lents. Donc chaque déplassement prend une bonne partie de la journée. Ensuite, Dame Virginie n'apprécie que très modérement les longts trajets. (ah, les femmes...!). ;Mais bon, ca nous a laissé le temps d'aller discuter prix du bateau.
Bon, à première vue, seuls les touristes prennent ce chemin des écoliers. Donc il n'y a pas de bateau public, et les prix d un bateau sont prohibitifs. Donc on a prit le lendemain le bateau collectif sur le Rio Saraquipi qui va jusqu'au hameau de La Trinidad, au confluent du Rio San Juan. Le bateau est parti après bien du retard. En effet, le bateau du jour, qui n'attendait pas grand monde, était assez ridicule :
Et on était 17! (15 locaux et 2 aventuriers..). Et ce pour faire plus de 2 heures de bateau! Plusieurs locaux on refuser de monter sur ce futur Titanic. Surtout que le fleuve est habiter par quelques crocos, toujours avides de connaitre quelques viandes nouvelles. Moi j'étais pas inquiet. On ne l'est plus trop, après quelques mois. Par contre, Virginie paraissait quelque peu tendue... Surtout après le refus des locaux... Mais bon, après de mures réflexions, des essais de calculrs forts compliqués, le pilote s'est enfin résolu à aller emprunter un autre bateau. Mais bon, le généreux prêteur ne lui a prêter que le bateau, et non le moteur. D'où encore un peu de temps à patienter, histoire de démonter le moteur de la coque de noix sur le bateau plus grand et plus confortable. Par contre, évidemment, la puissance du moteur n'était pas adaptée, et notre voyage s'est commuté en 4 heures. Virginie était Heu-reu-se! Surtout qu'on s'est pris une flotte du dible, histoire d'animer un peu plus la journée.
Notre arrivée au "terminal", dans le lodge bon marché de la Trinidad ressemblait assez à l'arrivée des Bronzés au club Méd! (musique et ambiance en moins). Il faisait nuit, il pleuvait à torrent, mais la sympathique patronne nous a accueillit avec un parapluie. Une belle arrivée..
Nous sommes restés 2 jours dans cet endroit perdu. Donc bien tranquille. Petite balade dans la forêt, histoire de voir quelqeus singes et autres oiseaux. Mais impossible de partir pour Barra de Colorado à un prix normal. Il n'y a pas de concurrence, et seul des toursites viennent par là. Donc les prix sont plus élevés que l'avion. Les gangsters...
Donc pas de Barra, et retour à Puerto Viejo. Cette fois ci en bateau plus digne de ce nom, avec moteur approprié, donc 2 heures. Et de là prise d'un bus pour Guapilès, puis un autre pour Cariari, où se prend un bateau collectif (donc à prix amical) pour Tortuguero, sur les Caraibes. Mais on a dû faire une pause à Cariari. En effet, notre amie Virginie, qui, comme toute les femmes, s'est fait greffé une vessie de lapin, doit faire de nombreux arrêts (pipi, s'entend). Et chez Virginie, s'est encore pire que chez les autres (si, si). Rien que d'y penser, elle a besoin. Il a donc fallu souvent, lors d'un arrêt de bus, soit que j'ai négocier avec le chauffeur, le temps d'attendre la belle, soit que je sois prêt à descendre du bus avec nos affaires, et prendre le bus suivant. Ca m'a occupé....
Donc arrêt à Cariari, qui n'a d'autre intérêt que d'avoir des toilettes! D'ailleurs, avec le temps, je ne demandais plus une chambres avec bains privés, mais je demandais des toilettes, si possible avec un lit pas loin.
Bon, cet arrêt fut bien utile, puisque j'ai put niquer la belle! Au Uno, bien évidement, puis au Yass retourné, puis à la pomme. Ca me rappelle le film "les hommes préfèrent les grosses", où un des héros, seul dans une chambre avec Balasco, lui demandait: "un petit scrabble?". Bref, pour les Gaelle, Laeti, et autres curieuses, on a fait lit à part! La belle ne se donne qu'à des jeunes, beaux, musclés, intelligents, voire fortunés, et que, manifestement, je n'avais aucun de ces critères. Salope!!! J'espère que la prochaine sera moins farouche! Finalement non, car la prochaine, c'est le beau Jean Pierre. Autant qu'il soit farouche, celui-là! De toute facon, tout ca n'est pas bien important, je ne suis pas un homme facile!
Nous sommes restés 2 ou nuits à Tortuguero (je ne sais plus). Petit village tipique des Caraibes, fort sympas. Et une nuit (non, pas de sexe, ni Uno...), on est allé sur la plage, voir une (et oui, il n'y en avait plus qu'une, en cette fin de saison) tortue géante pondre, puis chose faite, s'en retourner à la mer. Un grand moment.
De Tortuguero, nous sommes repartis par le bateau sur le canal pour rejoindre Moin, avec évidemment une demande spéciale au pilote pour une pause pipi! De Moin, bus pour Puerto Limon, puis re-bus pour Cahuita. Joli village bien tranquille. C'était un lieu branché il y a peu, mais les touristes avides de fêtes sont partis dans le grand village voisin, Puerto Viejo de Salamanca. Nous, on a préféré ce calme bien agréable.
Au menu, balade dans un village tipique indigène Bribri, visite d'un élevage d'iguanes, d'une fabrique de chocolat (pas mauvais), plages, Yass, donc débordés!
Notre hôtel était bien sympa et à bon prix. Mais nous l'avions choisit pour la piscine. Qui était vide... Explication de la patronne: c'est parce qu'elle se remplit avec l'eau de pluie, et qu'il n'a pas plut depuis très longtemps. Elle nous a donc pris un peu pour des cons. Car c'est bien la première fois que j'entends parler d'un remplissage de piscine à l'eau de pluie, et de surcroît, on ne fait que parler des inondations au Costa Rica, mais manifestement, il y a un micro-micro-micro climat sur la piscine! Mais bon, l'ambiance n'était pas au mieux dans le couple des proprios, et il y un surement un qui doit vider la piscine pour emmerder l'autre!
Par contre, on a eu une bonne surprise un matin, car on a vu à moins de 5 mètres de notre bungalow mon cousin d'Amérique, le célèbre paresseux. Quel animal sympa...
L'animal était à 5 mètres, et j'avais le zoom maximum! Voilà pourquoi il faudra peut-être que j'investisse dans un appareil photo!
A propos d'animaux, on a eu également la chance, à Montezuma, sur une terrasse d'un café, d'aprecevoir un petit singe . Celui-ci descendait tranquillement d'un arbre, en regardant un peu tous les clients d'un oeil un peu craintif. En fait, c'était plutôt l'oeil de celui qui va faire une connerie! Car à peine sur la table voisine de la notre, le voilà qui chourave le sucrier en verre et qui remonte à toute berzingue au sommet de son arbre (as-tu vu Montezuma? Ah, le singe s'appelait Zuma?). Dans les minutes qui suivirent, on a su que le beau avait réussit à ouvrier en grand le sucrier, vu que j'ai tout pris sur la tête! Ce qui aurait été plus ennuyeux pour qui aurait des cheveux! On s'est donc déplacé sur une table sous un toit, au cas oû le sucrier suivrait le sucre. Car c'est lourd, un sucrier en verre! Mais il n'est pas retombé, et est sans doute resté comme butin de guerre.
Et voilà, le séjour de Dame Virginie touche à sa fin, et on est retourné, (ponctuées de nombreuses pauses pipi) à San José pour l'ultime nuit.
Petite anecdote sur San José:
la ville est quadrillée comme dans les villes américaines, avec des numéros. Pas de noms. Il y a donc une avenue Centrale, horizontale. Toutes les rues parallèles s'appelent avenue. Elles sont paires quand elles sont au dessus de l'avenue Centrale (numéro 0), et impaires au sud. Verticalement, les rues s'appelent Rues. Il y a une rue Centrale (0). Les rues parallèles à droite sont paires et là gauche impaires. Donc très simple pour se retrouver. (Peut-être pas quand même pour ma vieille amie Nathalie qui se dirige à peine dans son jardin..).
Donc facile d'être chauffeur de taxe. Pas besoin d'apprendre les noms des rues. Suffit de savoir où se trouvent les deux rues centrales, de connaitre sa droite et sa gauche, et le nord et le sud. Mais... manifestement, c'est pas le cas. Au chauffeur de taxi à qui j'indiquais une adresse (style angle rue 4 et avenue 8), il était tout perdu. Pourtant c'est simple, que je lui dis. 2 à droite de la rue centrale (2 puis 4), et tu remontes de 4 rues (2,4,6,8). Et bien non. Y comprend pas. Il n'a jamais appris à compter plus que 0. On a donc le nom de l'hôtel, l'adresse chiffrée, mais il lui a fallu demander à la centrale. Et on s'est rendu compte que personne ne pouvait se retrouver avec les numéros de rues. D'ailleurs, j'ai demandé parfois dans quelle rue on était à un commercant, il n'en avait aucune idée. Fou, non? Pour se diriger, les gens utilisent des lieux connus, (style le terminal de bus de telle compagnie, ou le monument aux morts), et qu'il faut ensuite aller 3 patés de maison au nord, et 4 au ponent. Assez curieusement, les gens savent ou sont le Nord et le Sud, ainsi que le Ponent et l'Orient, mais ne savent pas à reconnaitre leur droite et leur gauche!
Tu n'as rien compris avec ces histoires de rues, avenues? Deviens chauffeur de taxi au Costa Rica!
Petite photo de notre hôtel dans San José, qui accueillit Virginie pour sa dernière nuit en vacances (sniff pour elle..):
Bises d'adieu à l'aéroport à Super Pisseuse, avec qui j'ai eu beaucoup de plaisir à partager un bout de route. Avec Nadya, on était beaucoup, et en plus ou moins organisé. Avec Chantal et JP, c'était des vacances, sans, ou sans trop bouger. Là, c'était voyage sac à dos à deux. Bien cool.
Après une dernière nuit dans la capitale,prise d'un bus le lendemain pour Los Chiles (6 heures), où j'ai dormi dans le bouge du coin, à la frontière du Nicaragua.
Puis le lendemain, prise d'un bateau collectif pour passer la frontière et arriver à San Carlos, Nicaragua. Sympa, de passer la frontière en bateau, plus rapide et folklo que par la route. Au revoir seulement au Costa Rica, puisque j'y repasserai quelques jours avant "d'attaquer" le Panama.