Retour au pays du Flor de Caña
Et me revoici donc au Nicaragua,en ce 27 octobre 2007. Certain, qui ne suivent pas, doivent se dire que je prends parfois des chemins bien curieux, avec parfois des retours en arrière. En fait, c'est soit parce que mon visa du pays est échu et que je dois sortir, soit que je dois aller retrouver quelqu'un, et que j'ai été plus lent que prévu pour le retrouver.
Dans le cas du Nicaragua, où je ne suis resté qu'une semaine environ, c'est parce que je devais retrouver Virginie au Costa Rica. Mais j'avais encore quelques endroits à voir au Nicaragua, d'où mon retour.
Première étape, San Carlos. Ville frontière entre le Nicaragua et le Costa Rica, via le fleuve. Sert de départ aussi pour rejoindre le Rio San Juan et la cote Caraibes du Nicaragua, et de l'autre coté, rejoint le lac du Nicaragua.
Malgré sa position stratégique, la ville n'offre qu'une banque. Mais pas de retrait possible ni n'accepte les Travellers chèques. Et n'accepte comme monnaie étrangère que les dollars. Le premier distributeur d'argent est à 5 heures de route! Le fait de prendre les douanes non touristiques à ses inconvénients. Mais bon, il me restait des Colones (monnaie du Costa Rica). Et il y a toujours des gars dans la rue qui changent du pognon au frontière. Ca dépanne bien, même si le cours est moins bon. et m'en suis fût immédiatment prendre le bateau pour El Castillo.
El Castillo
J'ai pris le bateau colectif sur le Rio San Juan, afin de rejoindre le petit village perdu de El Castillo. 4 heures de lancha, avec parfois des petits villages de bout du monde perdus dans la forêt qui borde les rives du Rio. Et parfois, pour les villages qui ont une route, un maladroit qui ne sait pas freiner..
Le village de El Castillo est bien mignon, surplombé par un fort, et d'accès uniquement par bateau. Un endroit où je suis resté 2 nuits et que j'ai adoré!
Me suis posé à l'hôtel Victoria, au personnel accueuillant et bon resto. En bordure de l'hôtel, un ruisseau remplit de tortues, qui se gavent de tous ce que l'hotêl jette comme épluchures de fruits, légumes.
Et un bar sympa... Le dimanche soir, soirée disco. Il fallait payer une entrée. Avec l'entrée, 4 Flor de Cana 7 ans (l'excellent rhum du Nicaragua) et la propina, j'en ai eu pour moins de 4 frs (2,5 euros). Un voilà un bon bar! Mais bon, si tous les bars de chez nous avaient ces prix là, on serait presque tous alcooliques!
Le fort qui surplombe le village a été construit pour empêcher les nombreux pirates francais et anglais qui venant de la mer, rejoignait le lac de Nicaragua pour aller piller la riche ville de Granada. Un peu comme si des flibustiers avaient remontés le Rhone pour attaquer Genève. (mais bon, nous, pas besoin de fort, on avait la mère Royaume!). Lord Nelson lui même y habita avec sa troupe pendant une période. (mais qu'est ce que je vous culture quand même. Bientôt prêts pour aller à Questions pour un Champion!
Solentiname
Après avoir repris le bateau pour San Carlos, je suis resté une nuit dans la ville, histoire de visiter un peu. Mais bon, rien d'intéressant. Mais de toute facon, il fallait que j'attende la mardi matin pour prendre le ateau pour les Iles de Solentiname, sur le lac du Nicaragua. C'est la madame Fabienne, qui partageait en son temps ma couche, qui m'a fortement recommandé l'endroit. Je suis donc allé sur la 2ème île, dans l'hôtel Celentiname, fort sympa, et bon prix, 20 dollars par jour y compris 2 repas,au bord du lac. J'y ai fait la connaissance d'un Polonais fort sympa, parlant quasi toutes les langues, dont le français. On était parti pour se balader en haut de l'Ile, mais parlant beaucoup, on s'est gauffré de chemin, et on s'est retrouvé à notre grande surprise à notre point de départ. Brillants, les marcheurs européens. Pourtant pas bien difficile de trouver le sommet. Y a qu'à monter...
Je suis donc reparti seul le lendemain, et c'est fois ci, ai trouvé le bon sentier (un peu planqué il est vrai) pour gravie le sommet, et jouir d'une belle vue sur une bonne partie de l'Ile. Puis ai repris un autre sentier afin d'arriver au "village", et visiter un peu. C'est là où ca s'est compliqué, par l'absence d'indication. Et j'ai dû prendre un mauvais sentier, car à un moment, plus de chemin. Mais comme j'étais au bord de l'eau, et qu'il est difficile de se perdre sur une île, je me suis frayé un chemin dans la forêt et les bronces.
Je pensais être à 2 minutes du village, mais finalement, j'ai mis plus de 2h30 pour arriver! On peut donc se perdre momentanément sur une île. En fait, comme les arbres vont jusqu'au bord de l'eau, impossible d'avoir une vision de ce qui se passe au delà de quelques mètres. J'ai pensé monter sur le sommet de l'Ile, mais bon, dans la forêt, on a vraiment pas une vue de quoique se soit. Donc la meilleure solution, longer l'eau. On est sûr de revenir à son point de départ. Mais bon, j'ai quand même stresser un peu au fil des quarts d'heure qui passaient, et me suis dit qu'une nuit dehors ne serait guère agréable. Car déjà qu'il n'était pas facile d'avancer le jour, entre les bronces, arbres avec piquants, barbelés, etc
Rencontre avec un monstre à 8 pattes
Et c'est dans cette merdasse que j'ai fait une rencontre assez inattendue: alors que je marchais sous les branches d'un arbre, à ras de l'eau, je suis tombé nez à nez (ou presque) avec une TARENTULE! Ca surprend. J'ai eu alors une conduite héroique (c'est à dire que je ne me suis pas enfouis à toutes jambes en hurlant maman!). Mais j'ai pris tranquillement mon appareil photo et voulu prendre le monstre en pleine action à moins de 2 mètres de moi. Mais avant d'avoir d'avoir pu ajuster mon appareil, la bête a entrepris de s'approcher de moi, et assez rapidement. Ayant assez abuser de ma conduite héroique, j'ai préféré rebrousser chemin, calmement mais surement! (mais quand même dans bon pas, il faut le dire...) Donc pas de photo! De toute facon, avec mon appareil de supermarché, il aurait fallu la bête à 50cm pour avoir une bonne prise. Donc...
Je suis persuadé que si Fabienne avait connu la présence de ces bêstioles, elles n'auraient peut être pas autant apprécié ces îles!
La visite du village fut courte. En fait, la plupart des habitants de ses îles sont des artisans, qui sculptent et peignent, à la grande joie des touristes qui passent par ici. Mais à l'heure où j'y suis passé, je n'ai vu que le petit musée d'artisanats et peintures.
Ensuite, repos bien mérité (tarentule, vive la dentule...) pour le coucher de soleil au bord du lac.
Et le lendemain, visite de l'île principale, avec visite chez des artisans. Village tranquille et bien sympa. En fait, je ne serais rester qu'un jour sur ces iles s'il y avait des bateaux tous les jours. Mais il n'y en a que 2 par semaines. A moins de payer un prix de gringo pour louer un bateau local. J'ai donc fait 3 jours au calme, et suis reparti le vendredi pour San Carlos.
Et delà, par manque de temps, j'ai finalement opter pour l'avion (il coutait le même prix que le bateau à prix gringo demandé pour San Carlos), et je suis parti pour la capitale. Par contre, j'esperais grandement la vue sur le lac, les îles de Solentiname et Ometepe, ainsi que sur les volcans, mais le ciel était malheureusement couvert. Tant pis..